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24/6/2009 |
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![]() Fait valser mon coeur... autour des feux de la St. Jean... Nous sommes entrés dans le troisième millénaire Et les feux sous le vocable de Saint Jean Nous parviennent jusqu'à nous depuis 1494. Que de générations durant toutes les époques, Les ont allumés à la nuit la plus courte de l'année. Aujourd'hui bien que tombée dans l'oubli En bien des lieux, la tradition reprend vie. Les feux se rallument à nouveau et l'homme retrouve Son passé et plus, une projection dans l'avenir. Le feu va bouleverser la vie de l'homme préhistorique. Autour du feu, la vie sociale s'organise. Le feu cuit les aliments, éclaire l'habitat, le sécurise. La maîtrise des arts du feu va permettre la transformation de l'argile en poterie, des minerais en métaux. Adoration du soleil, culte du feu, se retrouvent dans de nombreuses civilisations. Râ, chez les égyptiens, le Phénix, oiseau de résurrection en l'honneur duquel les Phéniciens allumaient des feux. Ainsi le feu devint message et la flamme du Canigou est porteuse d'un message de paix, d'amour et d'expression de tout un peuple qui veut garder sa culture, sa langue, ses traditions et ses coutumes. Ce même message a sa résonance dans de nombreuses régions (Provence, Languedoc, etc...) C'est au V° siècle que l'église mit le solstice d'été sous le signe de Saint Jean-Baptiste pour lutter plus efficacement contre les cultes du soleil. "On ne peut supprimer que ce que l'on remplace" et, de toute manière, qui a fait le soleil ? (Saint Augustin). Les feux de la Saint Jean conservèrent une multitude de rites païens, de superstitions, ce qui explique qu'ils furent maintes fois condamnés par les Conciles. Souvent folkloriques les danses et les chants sont l'expression du terroir. La vie associative y prend une grande part ainsi que la population qui composent les assemblées joyeuses et endiablées de la nuit de la Saint Jean. Bien que la coutume se perd, encore de nos jours quelques localités allument leurs feux à la flamme ecclésiastique flamme allumée auparavant à l'église et bénite par le curé. Montent flammes légéres feux de Saint Jean si beaux si grands en cette nuit merveilleuse de joie et d'espérance ou petits et grands font la fête au soleil couchant... L'on constate que la fête de la musique fêtée le 21 juin depuis peu d'années, jour du solstice d'été, détache la Saint Jean plus que millénaire fêtée le 24 juin avec ses feux allumés au soir du 23 juin du solstice d'été pourraient cependant se situer à la même date, mais... Au travers de ce texte un ami de la tradition s'en explique : La fête de la musique se célèbre le 21 juin, la Saint Jean le 24. En
d'autres termes, la première a lieu au nouveau solstice, la seconde à l'ancien. Le
quiproquo provient tout simplement des réformes successives qu'a subies l'établissement
du calendrier. Laissons de côté ce qu'il y a d'inconciliable entre l'année lunaire et
l'année solaire et ne nous occupons que de cette dernière . Au risque de faire hurler
les scientifiques ( je me bouche d'avance les oreilles), je vais me livrer à une
simplification que je qualifie moi-même d'enfantine. Dans son cycle annuel autour du soleil le terre suit,
en apparence, un chemin que l'on nomme l'écliptique, sorte de ligne diagonale ayant un
sommet et une base. Le sommet constitue le solstice d'été, la base celui d'hiver.
L'écliptique est séparée en son milieu par une ligne ou plus exactement un plan
horizontal : L'équateur céleste. Le franchissement de cet équateur est appelé
équinoxe de printemps lors de la remontée de la terre le long de l'écliptique,
équinoxe d'automne lors de la descente. En réalité, cette montée et cette descente sont
l'apparence du mouvement imposé à la terre par l'inclinaison de l'axe de cette dernière
: tantôt l'hémisphère nord sera plus proche du soleil, tantôt ce sera l'hémisphère
sud. La concordance entre l'équateur terrestre et l'équateur céleste
dans le mouvement de bascule constitue un passage dont les Anciens ne négligeaient pas
l'importance, surtout en ce qui concerne l'équinoxe de printemps auquel a été donné le
nom de Pâques qui signifie tout simplement passage (étymologie des dictionnaires) La durée de l'anneau que décrit la terre autour du
soleil a fait l'objet de calculs de plus en plus précis et a provoqué maints changements
dans l'élaboration du calendrier, lequel d'ailleurs a connu d'autres modifications pour
déterminer le début de l'année civile. Les modifications portées à propos des solstice et
des équinoxes n'ont pas entraîné une modification des fêtes traditionnelles que sont
la Saint Jean d'été et la Saint Jean d'hiver, cette dernière plus connue de nos jours
sous le nom de Noël. Les anciennes dates ont été maintenues. Quant à la date de
Pâque, célébrant le passage de cette ligne est pleine de promesse dans ce renouveau dont on attendait de bonnes récoltes permettant à l'être humain de survivre, au lieu
d'être fixée à ce que l'on nomme le point vernal, on sait à quelles tribulations
elle est vouée... depuis qu'elle est dotée d'un P majuscule et d'un S final. Viendrait-il à l'idée de quelqu'un de célébrer
Pâques régulièrement le 20 mars, date de l'équinoxe de printemps ? Viendrait-il à l'idée de quelqu'un de célébrer Noël le 21 décembre, date du solstice d'hiver à laquelle a été
fixée la date de la naissance du Christ sur décision du pape Libère ?
Viendrait-il à l'idée de quelqu'un de fixer à cette date du 21 décembre le début de
l'année civile que la superstition des Romains a obligé Jules-César lui-même à
établir à la date que nous connaissons et que nous respectons ? Cette dernière réflexion demande une précision. La
division du temps en fonction de la succession des saisons a d'abord été établie
d'après le cycle lunaire. Cet astre qui disparaît, réapparaît en un minuscule
croissant, grandit, diminue puis disparaît à nouveau a été à l'origine des
semaines, des mois. Il fut établi que la durée moyenne d'une lunaison était
d'environ 29 jours et demi. Alors, l'on institua des mois d'une durée alternée de 29 et
30 jours, ce qui donnait un total de 354 jours pour une année de douze lunaisons, plus de plus de dix jours que l'année solaire. Divers systèmes furent établis pour corriger ces différences. Conseillé par l'astronome Sosigène, Jules-César résolut d'établir un calendrier de 365 jours un quart, avec l'intention de faire débuter l'année au solstice d'hiver, ce qui semblait être logique quand on sait quelle
est l'influence du soleil sur le cours de la Nature. L'année astronomique n'existe pas,
son début n'est qu'une convention. Mais il fallait tenir compte des habitudes ancestrales
d'après lesquelles chaque mois devait commencer avec l'apparition du minuscule croissant
ou néoménie qui annonçait le début du cycle lunaire. Or, lorsque Jules-César voulut
mettre son calendrier en application, la néoménie devait apparaître une semaine après
le solstice. Craignant de graves troubles, César s'inclina. Et c'est ainsi que notre année civile débute à une date illogique par rapport au cycle solaire. Alors, nous devons poser cette question : faut-il tout
bouleverser en célébrant nos fêtes traditionnelles aux dates modernes des équinoxes et
des solstices ? Faut-il chambarder le calendrier et ramener le 1er janvier au
moderne solstice d'hiver, actuellement fixé au 21 décembre , Cela ne pourrait
être que rationnel puisque le solstice d'été est séparé de la Saint Jean
d'été dans les célébrations qui se déroulent désormais". Texte écrit par Mr. A. GUESCO (Marseille-Rousset) le 6 mars 1988Dommage que l'homme se croit toujours obligé de faire d'une fête qui se doit être joyeuse Une démonstration de violence et de haine Et donc de donner à celle-ci un autre souvenir que celui initial. 24 juin 1968 Le Lundi de la Matraque fut une émeute à la veille d'une élection fédérale lors du défilé de la Saint-Jean-Baptiste, le 24 juin 1968 à Montréal. Tags : fete saint jean feux |
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Catégorie : Non spécifié
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